S'il y a de tout , désormais, chez les Naïfs, il y manquait, cependant, quelqu'un qui oserait peindre la lumière, et qui mériterait de ce fait l'appellation d'Orphique, du moins c'est ainsi qu'Apollinaire qualifiait ceux de ses amis qui regardèrent, pour la première fois, le soleil en face. Cette lacune est comblée depuis peu par Hélène Rozenberg,artiste absolument à part, unique dans son genre. Car elle ne peint plus l'objet, mais le rayonnement de l'objet; elle ne peint pas les choses, mais l'esprit des choses. Et ce sont ces nouveaux arcs-en-ciel de sa rétine,sinon de l'âme qu'elle nous donne à voir, comme au sortir d'une longue et douloureuse errance dans les ténèbres....
A. Jakovsky
Un nouveau peintre naïf, qui a commencé à l'age de cinquante ans. Un art authentique naïf, et un talent remarquable, orienté vers le rêve. Des fleurs, des arbres, des oiseaux, quelques figures, traités en tons clairs d'une extrême fraîcheur, enveloppés d'une lumière mystérieuse, rayonnent d'une profonde tendresse.
R. Charmet
...Ne quittant pas les quartiers populeux de Paris, Hélène Rozenberg sait nous transporter dans un espace féerique de verdure, où les arbres deviennent les colonnes d'un temple dressé vers le ciel, dans lequel les oiseaux voltigent et chantent des prières au Créateur.
Une religiosité sans limite,une tendresse infinie montent dans un halo lumineux de l'édifice d'amour qu'Hélène Rozenberg, beau peintre naïf, évoque pour nous. Des rouges tendres, des verts joyeux, que le peintre affectionne, annoncent le printemps, la résurrection.
M. Toulman